Mardi 6 mai 2008


Sentir l'herbe humide
Juste sous les pieds
Rayer les tourments
De la vie d'avant
Toujours être avide
Avide du vent
Avide du temps
Passé à penser
Et à espérer
Sentir l'herbe humide
Juste sous les pieds

Caresser le vent
Tout comme les rêves
Les rêves d'antan
Ceux qui m'ont bercée
Jamais agaçée
Et puis faire une trêve
Juste pour aimer
Caresser le vent
Tout comme les rêves

Partir loin là-bas
Là où tu voudras
Là où on peut vivre
Où on peut sourire
Sans être aveuglé
Sans être chassé
Parce que j'aimerais
Partir loin là-bas
Là où tu voudras...
par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : L'âme du poète
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Dimanche 4 mai 2008
Il n'y a pas eu tant d'épisodesques que cela depuis la création de ce blog. Il en fallait bien un. Un grand, un lourd, un difficile à traverser. Une épaisse brume qui aveugle tout sur son passage. Une tornade qui a balayé tout l'enthousiasme que je portais en moi. Mon estomac est noué, mes pensées sont figées, mon coeur est écoeuré...
Je ne sais plus trop qui je suis. J'ai décidé ma vie, je l'ai voulue radicalement opposée à celle de mon passé et quand je replonge dans mon passé, je lui suis étrangère. Totalement étrangère. Les regards sont méchants, violents même. Ils m'assaillent, ils me harcèlent. Je sens bien qu'ils aimeraient me tuer.
Certains regards sont curieux, d'autres étonnés. Rarement sympathiques. Trop souvent furieux. Haineux.
Alors, j'ai mal. J'en souffre. Les regards haineux, je les essuie assez facilement lorsque je suis "sur mon terrain". Mais, quand je retourne dans le passé, je suis désormais en terre étrangère, sur leur terre. Je suis une inconnue, une autre, une différente qui n'a rien à faire là. Et pourtant je suis chez moi.
Ils me considèrent comme étrangère alors que pourtant, je suis autant française qu'eux. Si ce n'est plus.
J'en ai assez des préjugés, de cette prétendue liberté qui n'a de liberté que le nom.
Je me sens aggressée dans ce pays qui est pourtant le mien, celui qui m'a vue naître, qui a vu naître ma mère, mon père, mes grands-parents, mes ancêtres...
Je me sens aggressée, et blessée

par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : mai 08 communauté : Agora
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Vendredi 2 mai 2008
Savoir oublier ces quelques déceptions
Pour ne plus retenir que ce qui fait l'union
Et puis se rappeler ces merveilleux moments
Pour savoir dépasser les mauvais sentiments

Bien sûr que cet ailleurs est bien plus attirant
Empli de nouveautés et trépidant d'actions
On se laisse bercer par l'imagination
Qui à notre existence, ajoute le piment

Mais revenons sur terre, oublions nos tourments
Et sachons reconnaître en notre vie l'aimant
Celui qui a fait naître en nous cette illusion
Selon laquelle le monde, sans nous serait néant

par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 30 avril 2008

Il allait au dimanche où il aimait prier. Il se sentait léger et son cœur s’envolait.

Un peu comme l’oiseau sur la branche qui rêvait. Il entrait dans cette église et s’y agenouillait. Et puis, il parlait. Il parlait sans cesse, il chuchotait plutôt. Il demandait à Dieu de lui pardonner, il comptait et contait ses péchés devant Dieu. Bien qu’il savait que Lui savait déjà. Il rendait hommage à la pureté de Dieu. Et puis la foule commençait à entrer dans l’église pour assister à l’office. Alors, il se retirait tout au fond, là au dernier rang pour ne plus rien entendre. Ou plutôt pour n’entendre que le pas des hommes, que les allers et venues de ces enfants perdus.

Et le prêtre commençait ses paroles insensées.

Il ne supportait pas ses terribles propos, auxquels volontiers, il tournerait le dos.

Des louanges à Jésus, ça il n’en pouvait plus.

Il respectait Jésus, le savait envoyé.

Mais il se refusait, de le diviniser.

Il se sentait bien, dans l’église, avant que le prêtre n’arrive. Il sentait qu’il n’y avait que lui et Dieu, il Le priait avec passion, avec amour. Un amour pur de toute transgression.

Et puis, il recevait ses paroles du prêtre comme une flèche en plein cœur.

Comme une agression, comme un signe du malheur.

Il voyait cette église soudain se transformer.

En un ancien théâtre, de prose animée.

Il se sentait perdu, il voulait s’évader. Il aurait aimé dire ce qu’il en pensait. Mais il devait laisser le prêtre continuer…
par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : Ecrire
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Mardi 29 avril 2008
Et puis si moi j'ai envie d'dire que la lune vole ?
Et puis si moi j'ai envie d'dire ce dont je raffole?
Et puis si moi j'ai envie d'dire que la terre pleure ?
Et puis si moi j'ai envie d'dire que la vie meurt ?


Pourriez-vous donc m'en empêcher ?
Seriez-vous sûr de pouvoir y arriver ?


Et puis si moi, demain j'vous dis attends j'reviens
Et puis si je pars, là-bas en Chine, là-bas si loin ?
Et puis si moi, demain jvous dis prends-moi la main
Et puis si j'vous emmène là-bas sur mon chemin ?


Pourriez-vous donc me rattraper ?
Seriez-vous sûr de pouvoir y arriver ?
par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : Ecrire
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Lundi 28 avril 2008



Le petit enfant noir
                                   joue sur la balançoire
Le petit enfant blond
                                     touche la neige qui fond
Le petit enfant roux
                                    avec le sable joue


Leurs beaux grands yeux rieurs
                                     au respect font honneur
Et leur belle insouciance
                                     nous font prendre conscience
De l'illusoire beauté,
                                     de la fraternité
Auxquelles les adultes
                                     prétendent vouer un culte...
par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : L'âme du poète
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Dimanche 27 avril 2008
Remises en question, doute et baisse de foi
Vaste incompréhension que l'estime de soi
Etouffe là au fond, tout en dictant sa loi.

Fausses incertitudes ou bien vrai stratagème
Toi qui brouilles mon esprit, toi qui le trouble, sème
A toi, diable enragé, je dédie ce poème...
par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 26 avril 2008


La colère soudain envahit tout mon corps
Elle me rend impuissante et commande mes gestes
Si bien que de patience il ne reste qu'un zeste
Et pas même en mon coeur je ne trouve un support

Comme un cri perçant soudain elle me tutoie
Me fait  croire qu'en hurlant elle me soulagera
Et puis elle m'envahit, inondant tout mon moi
Me prenant en otage, outrageante à tout-va !

D'un coup elle se dérobe, laissant là ses victimes
Aussi désemparées que ne l'est la coupable
Que le remords croissant et la honte accablent
Recluse et prisonnière de ce sinistre abîme ....

 
par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : Ecrire
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Vendredi 25 avril 2008


Espérer ne jamais parcourir l'étendue
Qui sépare les rêves de leurs déconvenues

Espérer conserver au fond de ma raison
Ces choses imaginées, plaisirs à profusion

Espérer oublier ce qui, de moi, déçoit
Tassé là bien au fond, couvert d'un voile de soie

Parce que je sais en moi que cet autre n'est plus

Parce que s'éteint si vite le feu de la passion

Je voudrais que l'espoir, pour l'éternité soit.


par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : De rêves en passions
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Jeudi 24 avril 2008


Ecrire sur papier quelques mots douloureux
Qui résonnent en mon âme comme un air malheureux
Pour rappeler aux autres que je fais de mon mieux
Pour cacher en mon coeur ce qui le rend heureux

Pourquoi donc les autres ne savent-ils pas comprendre
Qu'à ce diable mon âme j'ai refusé de vendre ?
Par cette lueur chaque jour je me laisse surprendre
Comme un feu qui si vite dévore tous mes membres ...


par Viveuse d'épisotopies et d'épisodesques publié dans : Mes écrits communauté : L'âme du poète
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Présentation

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?
Difficile de se décrire en quelques lignes.
Encore une enfant, sûrement.
Déjà une rêveuse, assurément.
Passionnée par la vie, infiniment!

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