Ces temps-ci, comme l’a montré en partie mon dernier poème, j’éprouve une réelle crainte de l’être humain.
Je pense à l’affaire Fourniret, et bien d’autres encore. Je pense à ces hommes, que je ne sais quoi a poussés aux pires des maux. A l’atrocité poussée à l’extrême.
J’en deviens méfiante, dans la rue, pour mes enfants… Surtout, je ne comprends pas.
Je ne comprends pas où est passée l’once d’esprit qui se trouve chez tout être humain normalement constitué et qui a l’air de tant faire défaut à certains.
Je me demande où est passé l’étincelle de compassion, la graine de pitié qui fait en principe cortège au cœur de l’homme, mais qui, encore une fois, brille par son absence chez certains.
Je suis allée l’autre jour faire un tour du côté des sites webs satanistes, par pure curiosité, parce que j’étais assez ignorante de leurs pensées et que je n’aime pas nourrir des préjugés infondés.
Si j’ai bien compris (encore que je suis sûre n’avoir pas bien compris), il s’agit de la foi en l’homme en tant qu’animal qui peut se révéler parfois pire que les animaux traditionnels.
Au lieu de refouler la nature soi disant perverse de l’homme, on lui laisse libre cours.
Etrange. Effrayant. C’est mon ressenti.
Certes, d’étranges sentiments contradictoires habitent parfois les hommes. Mais est-ce parce qu’on pense parfois à mal que l’on doit se soumettre à nos passions et envies ?
N’est-il pas plus noble justement de refouler ce côté sombre de l’être humain et de tenter de n’en garder que le meilleur ?
Voici ma réflexion de ce soir. Bienvenus à vos avis…
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