
L’amitié. Cet idéal pour lequel on s’essoufle. Pour lequel on donne de soi, pour lequel on offre ce qu’on a et ce qu’on est.
Cet idéal duquel on attend tout. Trop.
On attend qu’il soit une main qui se tende en cas de besoin. On attend qu’il soit une épaule qui accueille nos torrents de larme. On attend qu’il soit une oreille où décharger nos émotions.
On voudrait qu’il soit triste lorsque nous le sommes, heureux lorsque nous le sommes.
On voudrait qu’il partage nos passions, qu’il apprécie nos poèmes et qu’il nous fasse partager les siens. On voudrait partager notre vie avec cet idéal, et on voudrait qu’il partage la sienne avec nous.
A force de courir après cet idéal, le souffle manque, le regard se brouille, et on ne voit plus rien. Parti cet idéal. Peut-être n’était-il qu’une chimère ?
Peut-être était-ce un rêve ?
Je me plais à espérer tout de même le retrouver …
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